Soyez les bienvenu(e)s sur cette page spéciale
et merci d'intervenir en faveur de

Marion

Création d'un site MARION

 Voici les messages, de sa maman, présentant la situation ...

le 18 oct 2001 : message adressé aux abonnés à la liste CPHL ( CPHL@yahoogroupes.fr )
Bonjour a tout le monde !
Nouvelle venue, c'est la première fois que j'interviens, jusque ici je vous est lu chaque jour et sachez que j'apprend beaucoup de choses, il semble que des montagnes sont à soulever tant il y a des choses a faire!

Justement, j'ai quelque chose à soulever moi aussi.
Maman d'une petite fille de six ans atteinte d'un handicap neuromoteur avec troubles associés (maladie orpheline) je réalise aujourd'hui a quel point nous sommes déconsidérés, nous parents.
Nous ne pouvons aider nos enfants correctement,si tout d'abord il n'existe pas et ce,dés la naissance, une équipe compétente chargée de nous informer sur l'état de santé de notre enfant,sur les soins a lui prodiguer sur le champ etc.Sur ce point vous soulevez l'idée du camps dans chaque pédiatrie, c'est l'idéal. Mais le parcours continu, et il me semble que l'essentiel du manque en matière de prise en charge médical,scolaire,reste LA COMMUNICATION!
Il devrait être obligatoire aux établissements qui ont en charge l'enfant de délivrer aux familles un texte ou formulaire.. qui indiquerait précisément quels sont leurs droits,les droits de l'enfants,les droits de l'établissement etc...
Moi même représentante des familles dans l'établissement ou est prise en charge Marion,j'apprend ce jour(elle a six ans) et parce que je rencontre des problèmes(et que j'ai la chance d'avoir le net pour m'informer!),qu'il existe un médecin inspecteur,que je peut assister a la réunion de la cdes le jour ou le dossier d'orientation de mon enfant sera traité,que je peut avoir le détail du projet individuel de ma fille,et j'en passe!
alors a quoi bon avoir des droits s'il nous faut nous batailler pour en prendre connaissance!
ce que je veut dire c'est que les familles seraient plus efficaces pour aider leurs enfants si elle étaient informées dés le debut d'une prise en charge médical ou éducative de façons plus précises et plus systématiques (obligatoires), de leur droits!

Encore un exemple,parmi des milliers:
j'ignorais que je pouvais mettre ma fille a la crèche lorsqu'elle avait 2 ans et ce, malgré son handicap! C'est une famille qui me l'a appris,et par le plus grand des hasards!
Je me tiens a votre disposition si je n'est pa été assez claire..
Merci de m'avoir lu
Carole
Carole Raynaud
raynaudca@wanadoo.fr

le 1er nov 2001
Bonjour,
Pardonnez-moi la longueur de ce message, mais il m'est difficile de vous conter mon aventure en trois mots...

Il y a déjà quelques mois que j'observe avec inquiétude l'état des pieds de ma fille...
Je suis terriblement inquiète car il me semble qu'elle reprend "appui" pour marcher et semble perdre davantage l'équilibre...
J'interroge le centre de rééducation où elle est prise en charge, et je comprends que l'inquiétude n'est pas partagée, par contre je me rends compte qu'elle ne bénéficie que de 3 séances de 20 minutes chacune par semaine... J'avoue rester perplexe face à cette découverte, je confie mon enfant depuis bientôt 3 ans à cette équipe sans même jamais m'être réellement interrogée sur la quantité d'actes qu'elle y reçoit! En fait, tout était parfait, la prise en charge facile, Marion en constante progression... Tellement parfait qu'il ne m'est jamais venu à l'idée de m'interroger quant à la fragilité de cette perfection...
Changement de personnel, de mentalité, d'enfants... Je ne sais ce qui a vraiment provoqué cela, mais la communication est devenue difficile.
Je décide donc d'emmener ma fille chez un kiné à l'extérieur, à mes frais bien-sûr, puisque la Sécu n'acceptera jamais une double prise en charge par ma propre volonté...
Comme nous ne sommes pas riches mais que deux séances par semaine d'une heure s'avèrent indispensables dans l'immédiat pour les pieds de Marion d'après le kiné, nous décidons alors de consulter un professeur spécialisé en orthopédie juste pour nous rassurer et pour obtenir son avis sur les soins qui lui sont réellement nécessaires.
Entre temps , la directrice de l'établissement m'interroge sur ma décision et m'informe que l'équipe a été perturbée par notre choix..
Je lui explique calmement notre motivation à AGIR pour notre fille, comme n'importe quels parents (je me suis déjà exprimée là-dessus), je lui ai donc fait part de ma réflexion:
"Si votre enfant, un jour, s'avère mauvais en maths et que cela vous inquiète, il y a de fortes chances que vous lui fassiez prendre des cours particuliers... Jamais le directeur de son collège ne vous demandera de lui fournir des explications... Pourquoi dois-je être une maman "amputée" de ses droits d'AGIR pour sa fille? Pourquoi est-ce que je n'ai pas le droit de m'inquiéter tranquillement?"
L'échange que nous avons eu n'aboutira pas sur un quelconque espoir d'obtenir plus de kiné pour Marion puisque l'idée n'a même pas été évoquée!
Par contre, elle me glisse que c'est la pédo-psy qui pense que ma fille ne peut pas être prise en charge partout... Qu'elle est petite, fragile... Bref, deux secondes de plus et elle me suggérait de consulter pour ma santé mentale....
Je doute .... Le temps de ne pas flancher...
Le lendemain (c'etait hier), nous avons notre fameuse consultation avec ce professeur.
Nous sommes rentrés chez nous après avoir appris que Marion devait être opérée d'urgence, que ses pieds vont TRES mal, qu'elle aurait pu éviter cette opération si la prise en charge en kiné avait été sérieuse... En lui faisant cette opération, nous entamons son capital chance pour l'avenir... car elle n'a que six ans et les poussées de croissance ne pardonnent pas sur les tendons... De simples injections de toxine botulinique auraient pu suffire... A l'avenir, il lui faut impérativement 5 séances de kiné par semaine de 40 minutes... C'est aussi ce qui lui aurait fallu avant... pour marcher...
Voilà pourquoi nous devons absolument nous "déshandicaper", nous parents ,et pour cela avoir la "possibilité" de connaître nos droits afin de pouvoir offrir TOUTES leurs chances à NOS enfants.
J'ai une boule amère aujourd'hui et écrire ce message m'a fait du bien. Mais je pense à vous tous concernés par le handicap et j'ai une pensée douce pour des gens comme Francis Dhumes, créateur du forum 'Parents Handicap', qui a AGI un jour pour les autres, à Monsieur JP Picault que j'admire beaucoup par sa volonté farouche de militer en proposant, grâce à CPHL et par sa volonté d'informer (son livre), mais lui aussi toujours dans l'idée d'aider les autres... Et je pense à Monsieur Mettling Jean-Jacques qui un jour a lu une demande, y a réfléchi, et...a AGI ! (
http://www.chez.com/handinfo )
Et j'ai envie de les remercier car ils alimentent chaque jour un peu plus mon besoin d'agir à mon tour à leurs côtés, aux côtés de ma fille et aux côtés de ceux que je réussirai à aider à mon tour...
Carole Raynaud
raynaudca@wanadoo.fr

... et voici les premières réactions ...

le 1er nov 2001 ... du "webmaster" - animateur de ce site internet ...
Que dire, que faire, après avoir lu ce témoignage ...?
La priorité, c'est de veiller à faire les meilleurs choix pour Marion : diagnostics, traitements, accompagnement de l'enfant ...
Il serait bon de pouvoir soutenir les parents, aussi : votre sympathie, votre expérience, vos conseils ...(?)
Mais il faudra réfléchir, également, sur les significations et la portée de tels événements : au delà de ce cas précis, il serait utile de s'interroger sur de possibles actions préventives et sur les possibilités de réAgir lorsqu'il y a risque de dérive ...
Ces situations peuvent faire naître des doutes ... et porter préjudice en d'autres lieux : sans aller jusqu'à la méfiance, ou la suspicion, il serait sage de pouvoir adopter une attitude attentive et clairvoyante ...
Une première démarche simple, peut-être : il faudrait que chacun d'entre-nous puisse afficher librement son souhait d'être mieux informé (!) Pour cela ... et en s'appuyant sur les très nombreux cas qui pourraient être ainsi cités, faudra-il créer un mouvement (sur l'idée "touche pas à mon pote" ?) ... et mettre notre "badge" (un slogan à inventer) lorsque l'occasion se présente ?
Mais dès à présent, vu qu'internet permet très facilement une telle démarche ... et pour montrer que nous souhaitons donner une suite à nos engagements, nous allons créer une page web, spécialement pour Marion, afin d'y regrouper toutes vos réponses et propositions sur ce sujet : vous pourrez la visiter en allant directement à l'adresse URL
http://chez.com/handinfo/marion et vous pourrez y laisser vos messages ...
Merci de vous exprimer ... et participer, selon votre intuition !
Jean Jacques Mettling
handinfo@chez.com

 

Si vous souhaitez faire parvenir un message personnel à la maman de Marion,
complétez la grille ci-dessous et cliquez sur le bouton ENVOI DU MESSAGE :
sa transmission sera directe : sans passer par HAND'INFO !

Nom, Prénom :

Adresse E.Mail :

Attention : CHEZ.COM, qui héberge ce site, a parfois des difficultés
pour la transmission des formulaires (Erreur 403)
Envoyez votre message par la voie normale, dans ce cas :
cliquez ici

Retour sur la page d'accueil HAND'INFO